La croissance (encore) en berne !

Finalement, la croissance en 2016 pourrait n'être "que" de 1,3%, contre 1,5% projeté initialement par le gouvernement. L'écart paraît modeste, mais il représente un manque de 4 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat, impactant automatiquement le déficit budgétaire (et la règle de 3% imposée par Bruxelles). Le ministre de l'économie annonçait récemment que l'objectif d'un déficit de 3,3% était pourtant maintenu, s'appuyant sur une reprise nette de l'emploi en septembre.

Cette embellie récente sur le front du chômage, qu'il faut bien évidemment saluer, ne peut à elle seule témoigner de l'effectivité de la reprise économique ; nous sommes plus vraisemblablement dans une croissance chaotique, et cet état inquiète plus qu'il ne rassure. Une crise financière ou une incertitude politique ou militaire, sur n'importe quel continent, dans les prochains mois, pourrait bousculer encore nos économies européennes à peine convalescentes.

Alors oui, certains indicateurs sont encourageants. C'est le cas du chômage ; c'est aussi le cas dans les métiers de la construction. C'est bien évidemment très insuffisant, notamment au regard des indices de mesure de la consommation des ménages, lesquels témoignent, à leur tour, d'une panne de la confiance. Or c'est bien connu, c'est d'abord la confiance des consommateurs, partant des entreprises, qui impulse à l'économie les effets les plus salvateurs.